mercredi 11 juin 2008

Fin de la traduction de Virgile

v.293-317, Enéïde II :

Troie te confie ses objets sacrés et ses Pénates.
Prends-les comme compagnons de ton destin, cherche pour eux des grandes murailles que tu fonderas enfin lorsque tu auras fini d’errer sur la mer.
Ainsi parla-t-il et dans ses mains, il emporte du fond du sanctuaire les bandelettes, la puissante Vesta et le feu éternel.
Pendant ce temps, les murailles sont troublées par un lamentation variée, et de plus en plus, bien que la maison de mon père Anchise soit retirée par les arbres à l’écart.
Les bruits se précisent et l’horreur des armes s’accroît.
Je sors du sommeil et j’arrive par une ascension en haut du toit et je m’y tiens, oreilles dressées :
De même que la flamme tombe sur le champ quand les vents font rage ou lorsque le torrent rapide venant de la montagne anéantit les champs, terrasses les heureuses moissons et les travaux des bœufs, entraîne les arbres abattus, le berger qui perçoit sans savoir le bruit du haut d’un rocher est stupéfait.

Mais alors ce que j’imagine est manifeste et le piège des Danéens se dévoile.
Déjà, l’immense maison de Déiphobe s’est écroulée, vaincue par Vulcain.
Déjà, tout près, Ucalégon brûle.
La mer de Sigée brille de ce feu, au large.
Le cri des hommes et le son des trompettes s’élèvent.
Dans ma folie, je prends les armes.
Il n’y a pas assez de raison d’être en arme, mais l’intention de rallier une troupe pour combattre et de courir dans la citadelle avec des alliés (ou :des compagnons) me brûlent.
La fureur et la colère prennent en premier mon esprit et il me vient à l’esprit qu’il est beau de mourir les armes à la main.

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